C’est la faute à Roro et Coco

Cette année a été une année magique pour moi. La venue de mon loulou en est la principale raison. Le bébé le plus doux que j’ai eu la chance de cajoler et d’embrasser. Rosaire est mon deuxième enfant. Colette elle, est arrivée dans ma vie le 4 janvier 2012. Elle aura 4 ans cette année, ce sera donc son année chanceuse. Mes enfants m’ont fait découvrir l’amour inconditionnel, mais aussi ils ont renforcis mon sentiment d’appartenance. Un jour dans une entrevue, Kim Thuy disait qu’elle n’avait pas de sentiment d’appartenance depuis son arrivée au Québec, car elle avait la capacité de  s’accommoder à n’importe quel environnement étant donné les situations qu’elles avaient dû affronter depuis qu’elle était toute petite. Elle pouvait se sentir aussi bien dans un petit chalet sans commodité que dans une grande maison avec vue sur la mer. Elle ne sentait pas le besoin de s’attacher à rien, ni de faire de plans futurs. C’était toujours du au jour le jour. J’ai longtemps été comme ça, aucune attache, être bien n’importe où, ne rien projeter dans l’avenir. Colette et Rosaire m’aident à m’encrer, comme un voilier sur la mer qui viendrait de revenir d’un long voyage. J’ai envie de prendre une pause avec eux, mon amoureux de réaliser la chance que j’ai et de m’en servir pour construire un avenir, accumuler des souvenirs heureux. En le faisant doucement jour après jour. Le temps en 2015 m’a manqué, j’ai travaillé fort. Mais chaque fin de soirée lorsque je revenais à la maison, que j’allais border Rosaire et que j’allais donner un bisou sur les cheveux en bouclettes de Colette je me disais que oui sans contredit le temps passé avec eux était précieux, mais qu’en bout de ligne c’était pour ma famille maintenant que je me devais de travailler fort, de construire quelque chose de durable et de les rendre fiers. C’est de la projection pour le futur et c’est important. L’amour fait aussi parti de cette démarche à 100% Je suis une maman loup aimante et travaillante et je veux une belle vie pour nous.

Mes enfants m’ont aussi apportés quelque chose d’autre, l’envie du chocolat. Je n’ai jamais eu la dent sucrée et j’ai toujours été à la base une fille caramel. Rarement eu l’envie de manger des desserts, peut être un mille-feuilles à la crème pâtissière de temps en temps où une crème glacée molle moitié-moitié durant l’été, mais rien de plus. Je crois que dans mon cas, des hormones chocolatées sont apparues lors de ma première grossesse. Enceinte de Colette, j’ai eu la rage du lait au chocolat. Je me levais la nuit pour en boire. Le summum du summum c’est quand je mettais une grosse boule de crème glacée au chocolat dans un grand verre de lait et que je mangeais le tout avec une cuillère. Aussi enceinte de Colette, je n’avais jamais faim, mais le soir vers 22h. je me relevais pour me faire des toast avec du beurre et de la tartinade au chocolat. Jamais de ma vie je n’avais fait ça, un monstre chocolaté en moi était en train de grossir.

Maintenant, je connais une personne qui est FOLLE du chocolat. Qui ferait tout, même le ménage de sa chambre pour un morceau de gâteau au chocolat, qui plierait à n’importe quoi en échange d’un biscuit aux pépites ou d’un chocolat chaud avec de la mousse de lait. Cette personne je crois serait capable de me renier (seulement le temps de manger sa gâterie) pour prendre une marche jusqu’à la crémerie pour un cornet trempé dans les petits confettis au chocolat ou pour lécher un batteur d’appareil à gâteau pas cuit. Elle aime l’Halloween pour les tablettes de chocolats, Noël pour le calendrier de l’Avent, Pâques pour ses petites poules en chocolat et la St-Valentin pour les petits cœurs fourrés au caramel. Son cœur est un coco Kinder. Ma fille Colette a le chocolat qui coule dans ses veines. Chocolette a prit le goût du chocolat dans mon ventre. J’aurais dû manger des carottes et des céleris. Ma fille est intense comme du chocolat noir et moi je l’aime comme du Jivara lacté Valrhona.

À la grossesse de mon Rosaire, je souhaitais avoir des envies de chips, de mangues juteuses et de grands verres d’eau fraîche. C’est arrivé, mais l’envie du chocolat est revenue pendant la période d’allaitement. Misère……… La nuit encore toujours la nuit. Souvent je m’achetais des tablettes de chocolat au lait que je gardais au frigo et je les mangeais carré par carré avec un grand verre de lait. Le chocolat dans mon frigo avait pris une aussi grande importance que le pain ou les œufs. Quand mon chum découvrait ma cachette, j’en trouvais une autre. Pas le choix, Alex est aussi un mangeur de chocolat nocturne. Mais ma plus grande dépendance à été quand la mamilou de Colette a commencé à faire sa recette de brownie « santé ». OUF!!!! J’en ai mangé beaucoup et j’ai fait refait la recette souvent. Rosaire est venu au monde au mois d’avril comme un petit chocolat de Pâques. Ses grosses joues sentent encore le chocolat blanc et chaque fois que je le prends dans mes bras j’ai envie de le dévorer comme une pastille de chocolat Dulcey de Valrhona.

À ce jour mon envie de chocolat diminue tranquillement, mais l’amour pour mes enfants ne fait qu’augmenter. Je vous souhaite pour 2016 pleins de belles recettes chocolatées dégustées avec les gens que vous aimez. Vous avez 31 recettes de biscuits Valrhona sur le blogue du mois de décembre pour vous satisfaire. J’en profite pour dire un énorme merci à Valrhona ainsi qu’à tous mes amis chefs pour la collaboration. J’adore mon blogue et le chocolat et je vous aime aussi. Bonne année 2016. Mariexxxxx